J’ai reçu mon premier courrier de lectrice la semaine dernière. Ô joie dans mon cœur quand j’ai vu le premier mail arriver sur la boîte belle.daronne@gmail.com, qui n’était ni un spam, ni une confirmation d’inscription à un vague truc sur lequel j’ai cliqué parce que je faisais 10 autres choses en même temps.
L’émettrice de cette première missive trouvait cela dommage de limiter le lectorat de la newsletter à la seule “cible” des belles-mères. À travers un email tout à fait cordial et encourageant, elle rappelait l'intérêt de donner des clés de compréhension à l’entourage des familles recomposées. Et elle n'a pas tort, si la théorie de Frigyes Karinthy dit vrai, et que seules cinq autres personnes-maillons nous relient à n'importe qui sur Terre, on doit bien pouvoir réduire sa théorie à deux degrés en ce qui concerne la famille recomposée : si on ne connaît pas quelqu'un directement en famille recomposée, on connaît au moins quelqu'un qui connaît quelqu'un en famille recomposée.
Je suis donc on ne peut plus raccord avec le constat de cette lectrice, que je n'ai pas du formuler assez clairement dans le premier édito, alors je le redis : j’aurai réussi quelque chose le jour où cette newsletter permettra aux belles-daronnes de trouver des réponses et de se sentir moins seules mais aussi et surtout, le jour où une édition de “Belle-doche” aura suscité le dialogue, poussé une porte qui était restée jusqu’ici fermée, créé une connexion entre une marâtre et une personne inaccessible, sur ce sujet-là, de son entourage. Eva, dont vous allez découvrir le témoignage, m'a confié qu'elle aurait pensé que son statut de belle-doche serait source de plus d'interrogations mais qu'elle trouvait, au final, les gens assez peu curieux à ce propos. Et si on changeait ça ?
Eva est belle-mère d’une fillette de 6 ans avec laquelle elle vit depuis le printemps 2020. Elle nous raconte son entrée à pieds joints dans la belle-maternité, en plein premier confinement, et les ajustements qui lui ont permis d'accueillir ce nouveau rôle.
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