Marie "Je n’ai plus la crainte de me dire que si je ne suis pas là, je n'ai pas ma place"

- d'amie à amoureuse -

Belle-doche
12 min ⋅ 10/09/2025

Bonjour tout le monde !

Et bonne rentrée ! J’espère qu’elle ne vous passe pas trop dessus façon rouleur compresseur et que vous arrivez à trouver du temps pour vous (en lisant cette newsletter par exemple :-). En parlant de rentrée, petite preuve de plus que, vraiment, avec le temps, tout passe. Mini story time. On a dû changer les dates de “garde” (ça me soule d’utiliser ce mot alors que mon bel-ado a 16 ans et qu’on ne le garde pas, on l’accueille peut-être ? Et encore que non, ce n’est pas un tonton relou qu’on héberge sur un coin de canapé). Bref, on a dû changer les dates parce qu’on a un gros festival pro qui tombe sur l’une de nos semaines avec le bel-ado. On s’est donc retrouvé à faire 10 jours/10 jours pour commencer le mois. Il y a encore pas si longtemps, cette perspective m’aurait un peu soulée, mais là, non seulement le train de ce changement a roulé sur les rails de mon indifférence (zavez la ref ?) mais en plus je m’en suis RÉJOUIE. Je n’ai pas choisi le mot par hasard, vraiment ça m’a fait plaisir de passer ce temps en famille. Alors à toutes celles et ceux pour qui c’est compliqué en ce moment, pour qui la rentrée est un tsunami émotionnel, d’orga, la bouche de l’enfer, je vous assure que dans un monde pas si lointain, tout IRA BIEN. Je ne vous crie pas dessus hein, c’est juste que c’est une épiphanie de dingue de ne plus sentir mon ventre qui s’entortille à l’approche du vendredi soir.

J’ai même commencé à militer pour des périodes plus longues avec lui. Pendant 2 semaines on serait en famille et pendant 2 semaines on serait peinards, à manger ce qu’on veut, à l’heure qu’on veut, sortir, laisser la baraque en foutoir, se galocher pépouze sur le canapé. Le bonheur. Moins de changements = moins de frictions en plus, non ? Il a 16 ans, la décision lui revient totalement mais je crois que les 10 jours qu’on vient de passer étaient un bon test qui pourrait peut-être le convaincre que c’est pas si con.

Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé de changer de rythme en cours mais vos retours d’expérience m’intéressent ! Et ce qui est drôle, c’est de voir à quel point nos expériences sont complètement différentes. Notre invitée du jour, Marie, milite pour l’inverse. Avec un enfant plus jeune, son rythme idéal c’est 2 jours, 2 jours, 3 jours. Résultat : les vacances sont donc loin d’être un fleuve tranquille. Je vous laisse en sa compagnie !

Bonne lecture mes douces et bon mercredi !!


Marie a 33 ans et nous raconte ce que ça fait de passer du statut d’amie à celui d’amoureuse. Elle vit à Paris avec son mec et le fils de ce dernier, qu’elle connaît donc depuis qu’il est tout bébé.


Bonjour Marie, peux-tu te présenter ?

Je suis Marie, j'ai 33 ans, je suis freelance en marketing à Paris. Je suis en couple avec Maxime, 38 ans, depuis un peu plus de trois ans et demi. Il a un enfant de 4 ans, Théo et on vit ensemble depuis 2 ans.

Comment votre histoire a-t-elle commencé ?

On a été collègues pendant quasiment 4 ans avant de se mettre ensemble. Pour dire la vérité, parce que je pense qu'il faut dire la vérité sinon ça ne sert à rien de témoigner, notre relation a commencé dans l'adultère. Ce n'est pas le truc dont je suis le plus fière mais ce sont des choses qui arrivent.

On était très proches, vraiment amis, et moi j'avais ma petite idée en tête mais je me disais qu'il était en couple et que je ne pouvais donc faire aucun move. Je n’ai pas eu besoin de le faire puisqu’il l’a fait. Mais les débuts ont été compliqués. Je lui ai dit "je ne serai pas ta maîtresse" et il m'a répondu "c'est très bien mais je ne quitterai jamais ma meuf". On n’était pas tout à fait alignés, sauf qu'on n'a pas réussi à se quitter.

Ça a duré combien de temps cette situation ?

C’était un contexte hyper compliqué et très culpabilisant, sauf que je n'ai pas réussi à me détacher de lui. J’ai quand même fini par mettre un ultimatum et on a arrêté notre relation… pendant trois jours. Au bout de trois jours, on s'est dit que ce n’était pas possible d'arrêter donc on a fait le choix inverse : être ensemble. Il s'est séparé de la mère de son fils.. Je me souviens très bien des 3 premiers mois d'angoisse avant qu’il ne déménage. Ça demande une grande dose de confiance quand même.

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Belle-doche

Par Anaïs Richardin

J'ai 37 ans, je suis autrice et journaliste et depuis quelques années, j’ai mis un pied dans la fiction. Roman, scénario, podcast, newsletter... j'explore différents sujets et des formes diverses pour raconter des histoires, vraies et un peu moins vraies, avec cette envie nichée au creux d'ouvrir, chez les autres, des petites fenêtres restées closes.

Je vis avec un ado que je n’ai pas mis au monde et j’ai eu envie, en 2022, de tendre l'oreille et mon micro à toutes ces femmes qui vivent, elles aussi, avec les enfants des autres et auxquelles je donne la parole dans "Belle-doche".

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