The son of a preacher man dans les enceintes, un verre de vin à la main et l’appartement pour moi toute seule. Voilà le contexte de préparation de cette sixième newsletter Belle-doche. Et si je vous déballe ma vie comme ça, c’est parce que c’est tellement bon de kiffer une soirée solo avant le retour du bel-enfant que ça devrait être remboursé par la Sécu, et que j’ai envie de vous transmettre un peu de cette énergie. Vous me direz, pour la sécu, le trou est déjà assez béant comme ça, pas besoin d’en rajouter une couche, ce à quoi je vous répondrais qu’il est prévu qu’il se réduise nettement en 2023, alors autant en profiter. Et ne croyez pas que les dialogues imaginaires soient le fruit de ce qu'il y a dans mon verre, ça n’a aucun rapport. Nada, que tchi, walou.
Je kiffe donc une soirée solo où je ne dois m’occuper que de moi. Je ne dois rien d’ailleurs, je peux juste. Je peux tout. Je peux manger des corn flakes en slip devant Lalaland si ça me chante. Je peux brailler à tue-tête (et tant pis pour les voisins) “Here's to the ones who dream, Foolish as they may seeeeeem”, en brassière léopard, pour un casting imaginaire. Je peux tout et c'est ça aussi qui contribue à notre équilibre familial. Car si je suis très honnête, je ne pense pas que je serais capable d’être belle-daronne à plein temps. Si je chéris ce que l’on construit, c’est aussi parce qu’après le rythme intense d’une semaine à 3 vient le calme (🙉), l'absence d'horaires et la sérénité d’une semaine en amoureux.
J’ai enregistré il y a peu un épisode pour The cool Stepfamily (merci Élise 🙏🏼) dans lequel j’explique pourquoi je ne pense pas vouloir devenir mère un jour. Et c’est aussi en partie parce que cet équilibre me convient à merveille et que je ne voudrais pas le faire vaciller. En étant belle-daronne une semaine sur deux, j’ai l’impression d’avoir le beurre et l’argent du beurre : du temps en amoureux à notre rythme et du temps à partager la vie d'un ado qu'on voit grandir et s'affirmer. Et j'ai aussi le cul du crémier quand je me réserve des moments solo comme ce soir. Alors un petit conseil, les belles-daronnes : ne culpabilisez pas quand vous prenez du temps pour vous, que ce soit pendant une semaine avec ou sans enfants, ces moments sont bénéfiques (pour ne pas dire essentiels) et permettent d’embrasser la vie chaotique de la famille recomposée avec un peu plus de quiétude. Alors si vous avez besoin de vous échapper de temps en temps, FAITES-LE, vous verrez, vous n’en serez que plus sympa ;-)
Cécile a 37 ans et est belle-mère de deux garçons de 13 et 10 ans. Elle nous raconte ses difficultés à trouver sa place et les ajustements qu'elle a du faire pour vivre un peu plus à son tempo. Elle revient aussi sur la transmission, qui est au coeur de sa relation avec les fils de son compagnon et sur son rapport à la belle-maternité.
Comment es-tu devenue belle-mère ? Quelle est l’histoire de ta rencontre avec ton amoureux ?
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