Belle-doche

Belle-doche, c'est le rendez-vous bi-mensuel qui permet de mieux comprendre la belle-maternité et qui donne la parole à ces femmes qui élèvent les enfants des autres

image_author_Anaïs_Richardin
Par Anaïs Richardin
32 articles
29 nov. · 2 mn à lire
Partager cet article :

Anaïs, 35 ans, 1 bel enfant de 14 ans

...

Pourquoi cette newsletter ?


Salut ! Je suis Anaïs, 35 ans et je suis la belle-doche d’un bel-enfant de 14 ans. C'est ce que je dirais si je devais me présenter à une réunion des belles-mères anonymes. C'est ce que je dis tout court, dans la vie de tous les jours, lorsque le contexte s'y prête. Oui, je suis belle-mère d’un adolescent alors que je me sens à peine adulte et ce rôle me définit en partie, autant qu'il me terrifie parfois. Il me définit parce que ma vie a changé depuis que je le connais, et parce que devenir belle-daronne a provoqué tellement de questionnements que mon espace de cerveau disponible s’en est trouvé drastiquement réduit. La belle-doche que je suis navigue à vue, zéro boussole ni instrument de bord pour l’aider à trouver sa voie, les bonnes réponses ou la réaction appropriée. J'agis à l’instinct.

J'agis à l’instinct car il n’y a pas grand-chose qui m’aide au quotidien, si ce n’est les échanges, toujours
précieux, que j’entretiens avec de nombreuses belles-mères rencontrées via les réseaux sociaux, ou ceux que je peux avoir avec mon mec. Pourtant, dès le départ, j’ai rapidement ressenti une grande solitude pour aborder ce rôle auquel rien ne m’avait préparée. Les représentations de belles-mères sont rares, que ce soit dans les livres ou sur les écrans. Les figures positives encore plus. Pour dépeindre la marâtre qui déverse son fiel entre deux dents pourries par la jalousie, il y a du monde, mais pour donner une vision juste, honnête et moderne de la belle-maternité, il n’y a plus que quelques personnes qui se comptent sur les doigts d’une main. 

Ni une maman, ni une figurante

Les belles-mères souffrent d'une pression forte : il faut qu'elles trouvent leur place en étant ni une maman, ni une figurante. Ni trop en marge, ni trop envahissante. Le cul entre deux “ni”, elles doivent aussi penser à être heureuse, à protéger leur couple, à acheter les bougies pour l’anniversaire de Gabriel et les tampons de Lola, à payer les impôts et à faire abstraction de la voix de l’ex qui rebondit sur leur coeur endolori depuis le haut-parleur du téléphone de l’enfant. Étourdissant, non ?

Comment fait-on pour construire sa vie autour d’un, ou de plusieurs, mômes que l’on n’a pas choisi ? Comment trouver sa place sans empiéter sur celle d’une autre ? Comment composer avec la présence
spectrale et souvent douloureuse de l’ex ? On a toutes les mêmes questions, mais pas toutes les mêmes réponses! Avec cette newsletter, j'ai envie de donner la parole à une diversité de femmes qui sont sur ce même chemin de la belle-daronnie, d’offrir un écho aux voix que l’on n’entend pas. Pire, que l’on n’écoute pas toujours. Chaque numéro sera l'occasion de rencontrer l'une d'entre vous pour qu'elle nous raconte sa vision de la belle-maternité, ses écueils et ses apprentissages, qu'elle nous glisse quelques conseils aussi. Pour montrer non pas une réalité, mais celles de toutes les courageuses qui tentent de faire famille en dehors de la norme nucléaire qui en a atomisée plus d’une. J'aimerais m'adresser aux belles-mères, mais aussi aux hommes et aux femmes qui choisissent de refaire leur vie et qui, je l'espère, pourront y trouver quelques clés pour mieux comprendre ce que traverse leur compagne.

Ça vous dit qu'on se donne rendez-vous tous les 15 jours le mercredi matin ? J'imagine cette newsletter comme une bulle, une pause bien méritée en ce jour des enfants que j’ai un peu envie de transformer en jour des belles-daronnes qui déchirent ! Et si vous avez envie de solliciter la communauté ou des experts et expertes que j'interviewerai, n'hésitez pas à envoyer un email à belle.daronne@gmail.com. Je donnerai suite dans une rubrique "Courrier des lectrices".

On se dit à mercredi prochain ? N'hésite pas à t'abonner pour recevoir la première newsletter directement dans ta boîte mail et à choisir l'abonnement premium si tu peux te permettre de soutenir mon travail. À mercredi !